Toute cette actualité m’inspire et j’ai même pris la peine de me relever pour taper cet article tant je me suis convaincu qu’il fallait le faire (aussi je l’aurais surement oublié le lendemain [je crois que je devrais acheter un bloc-notes]). Mon article va parler ici de la catastrophe qui s’est produite il y a un peu plus d’une semaine, à savoir le séisme survenu en Haïti qui a causé d’innombrables pertes humaines et matérielles.

Je n’ai pas tenu de fiche de calcul où j’ai inscrit le temps passé par les journalistes des grandes chaines de télévision à spéculer sur l’évènement. Oh, un mort ! Oh un blessé ! Oh un disparu ! Oh des chiffres ! Tenez, du malheur pour vous, occidentaux mal-honnêtes, envoyez des dons ! Envoyez des dons ! ENVOYEZ DES DONS !.
Vous vous en doutez bien, je vous doit une petite explication pour le paragraphe ci-dessus et elle est d’ailleurs tout trouvée : « 80 % des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54 % dans la pauvreté la plus abjecte. » (CF : Wikipédia). Oui, 80% des Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté et on ne parlait absolument pas de ce pays avant le séisme. Bien qu’il ait causé d’importants dommages, il faut garder à l’esprit que la majorité de la population Haïtienne vit et vivait avec moins d’un euro par jour. Aujourd’hui, un séisme se produit, les journalistes en parlent avec un plan toujours très simple :
- Un bilan par jour, avec des chiffres qui font peur.
- Les gentils occidentaux qui adoptent des Haïtiens.
- Le black out total de l’évènement.
- Enquête exclusive un an après.
C’est ce même schéma qui a été appliqué pour le tsunami en Asie en 2004 et pour le tremblement de terre au Pakistan en 2005, on en parle trop, on envoie des dons à l’aveugle, on oublie, rien n’est reconstruit. Mais je m’égare, car ce qui m’intrigue le plus dans cette histoire c’est le fait que l’on ai entendu parler d’Haïti dans les journaux internationaux que très rarement voir à une à deux reprises en cinq ans. Un des pays les plus pauvres du monde, et francophone en plus, qui ne bénéficie d’aucune aide pour se développer et personnellement, si il faut qu’il y ait un séisme et des journalistes abrutissants pour que le monde se rende compte de l’ampleur du désastre économique que subit ce pays alors je trouve ça dégoutant, à vomir même.





